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OPINION

JPU! JPU! JPU!

MVP
KeithJJ / Unsplash

Scander ces trois lettres dans un stade, un aréna ou devant votre télé, ça vous est déjà arrivé? Moi non plus. N’en déplaise à l’Office de la langue française, l’acronyme du terme « joueur le plus utile » n’a jamais vraiment eu la cote.

MVP. Trois petites lettres qui font rêver les hommes et les femmes de la plupart des ligues sportives nord-américaines : le titre de Most Valuable Player, aussi traduit par « joueur le plus utile ».

Dans la Ligue nationale de hockey, on peut l’obtenir pour le travail acharné d’une saison (trophée Hart), d’une série finale de la coupe Stanley (le Conn Smythe) ou d’une simple partie (Match des étoiles). C’est le lot des grandes vedettes comme Jean Béliveau, Sidney Crosby et… John Scott (fameuse partie des étoiles en 2016!).

Moi, un MVP?

Dans la vie, nous cherchons tous et toutes à être le joueur par excellence de quelqu’un. Dans la famille, au boulot, dans nos amitiés, ce besoin de reconnaissance fait partie de nous.

Qu’en est-il devant Dieu? J’ose croire qu’il se réjouit de nos succès, mais il sait aussi qu’ils sont souvent bien éphémères.

(Parlez-en au quart-arrière Nick Foles qui, en 2017, gagnait le titre de joueur par excellence du Super Bowl avec les Eagles de Philadelphie, signait un faramineux contrat avec les Jaguars de Jacksonville, puis se fit clouer sur le banc par la MVM du football américain — la Most Valuable Mustache de la recrue Gardner Minshew.)

« Joueur le plus amélioré » plutôt que MVP

J’aime à penser que le Bon Dieu préfère nous voir à la recherche du titre de joueur le plus amélioré… Étrangement, c’est le trophée dont personne ne veut dans les galas sportifs, soulignant les « pas bons » devenus « pas pire ».

En 1993, après avoir visionné le film Rudy racontant l’histoire vraie du jeune Ruettiger qui tenta de jouer pour l’équipe de football de l’Université Notre-Dame, je décide de faire de même dans un autre lieu de légende sportive, le Séminaire Saint-François en banlieue de Québec (salutations au père Boulé, qui regarde désormais le Bol d’Or de là-haut!).

Nous cherchons tous et toutes à être le joueur par excellence de quelqu’un.

Ceux qui me connaissent savent bien que… je n’ai pas le physique du joueur de football. Cette saison de réserviste, ponctuée d’un (!) attrapé à l’offensive et d’un « le plus gros plaqué du match » en défensive, aura marqué ma vie. Rarement aurais-je été aussi fier de moi que lorsque j’ai mérité le prix de joueur-le-plus-amélioré-dont-personne-ne-voulait à la fin de l’année scolaire.

Être le meilleur ou le plus amélioré? Que cherchons-nous dans vos vies?

Une spiritualité d’enfant, remède à l’anxiété

Pour cette année qui débute, je choisis la seconde option. Travailler sur les facettes de sa vie en grand besoin d’amélioration est à l’image d’une préparation à courir un marathon : longue, difficile, mais ô combien gratifiante au fil d’arrivée. Si en chemin on atteint des moments d’excellence dignes de quelques « mon valeureux papa », « ma valorisante patronne » et « mon vrai pote », on les prend au cœur en donnant au suivant.

À qui décernerez-vous vos titres de matante par excellence et de voisin le plus amélioré?


Ce texte est tiré du magazine Le Verbe, Janvier 2020. Pour consulter la version numérique, cliquez ici. Pour vous abonner gratuitement, cliquez ici.


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À propos de l'auteur

Jasmin Lemieux-Lefebvre

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