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2019-01 Homme et femme Nos parutions

Homme et femme

Écrit par Web Mestre

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Ketchup, relish, moutarde

[Édito par Antoine Malenfantp. 2 du magazine]

Les étudiants de l’UQAM pourront désormais choisir le prénom par lequel leurs professeurs devront s’adresser à eux. La même semaine, Céline Dion s’associe à une ligne de vêtements «non binaires» dans une campagne de publicité un peu glauque.

Nul besoin d’être le cornichon le plus sucré du pot de relish pour comprendre que les temps changent.

Que faire?

Déchirer notre chemise et réclamer un retour au bon vieux temps, cette époque rose (et bleue) où tout était clair pour (presque) tout le monde?

Applaudir pour saluer autant d’avant-gardisme, d’ouverture d’esprit et de souci d’une énième classe d’opprimés?

Ni l’une ni l’autre de ces options ne nous excite le poil des jambes.

*

Des personnes naissent intersexuées, c’est-à-dire avec une incohérence entre l’inscription de leur sexe dans l’ADN et leur phénotype. C’est un fait (Ariane Beauféray, p. 4). Et un soin aigu et une attention particulière doivent être portés à la situation de ces personnes.

Mais quand la condition d’une infime partie de la population devient un levier du markéting de masse, vous ne m’en voudrez pas de me méfier un tantinet.

La célèbre chanteuse terrebonnienne peut bien tirer profit des ambigüités en vendant des guenilles grises et jaune moutarde. Qu’il se trouve des consommateurs en quête du plus récent buzz de coolitude boboïsante fluidement indéterminée ne m’émeut pas non plus.

Cela dit, je pense que l’on peut souligner l’apport de la culture dans la construction des rôles sexuels sans en arriver à effacer la si belle, si essentielle et si mystérieuse différence entre les sexes (Alex Deschênes, p. 10).

*

Pour affirmer l’égalité des sexes, comme on le fait en page couverture, encore faut-il qu’il y ait des sexes.

Une saucisse et un pain fendu, c’est réducteur. J’en conviens. De grâce, ne nous lancez pas de tomates (ni de ketchup). Malgré tout, nous trouvions que l’image illustrait à merveille à la fois l’égalité et la complémentarité dans la différence sexuelle.

Justement, pour témoigner de cette féconde complémentarité, nous avons pensé vous proposer ce reportage de Valérie Laflamme-Caron («Nos histoires compliquées», p. 14) dans lequel elle raconte des tranches de vies de Sylvain, Laure, Élie et Alexandre. En faisant un pas de côté par rapport aux deux premiers textes de ce numéro, ces récits croisés relatent les combats, les zones grises et l’expérience de l’accueil de soi dans sa propre féminité ou masculinité.

Bonne lecture!

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