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Magazine 2020-01

Janvier 2020

janvier
Écrit par Web Mestre

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Après le bling-bling

[Édito p. 3 par Antoine Malenfant]

Dites-moi, vos lumières de Noël, installées depuis le lendemain de l’Halloween, elles clignotent encore?

Vous les avez peut-être enlevées dimanche dernier, juste avant la fin des vacances. Ou vous êtes plutôt du genre à les garder jusqu’à la Chandeleur? Pas bête. Je ne juge pas. Ou si peu. En fait, qui suis-je pour juger, moi qui songe à laisser accroché douze mois par an mon kit-imitation-de-glaçons-lumineux-déniché-en-spécial-chez-Canadian-Tire…

Pourquoi se donner tant de mal, chaque année, pour enlever et remettre tout ce bazar de bling-bling de lumières?

Vraisemblablement parce qu’en janvier la fête est bel et bien terminée.

Janvier, c’est le blues. Classic Blue, Pantone no 19-4052, couleur officielle de 2020. Bleu comme le Blue Monday, journée officielle de dépression mondiale. Les factures, les chicanes du temps des fêtes. Les enfants qu’on a hâte de retourner à l’école. (On peut dire ça?)

«On se reverra le 7 janvier», chantait Beau Dommage. Eh bien, voilà! On y est. On se revoit. Le retour au bureau signifie nécessairement revoir la face de monsieur Côté. La face d’air bête de votre supérieur hiérarchique. Sa face de déprime contagieuse.

Pouf! Envolée, la magie de Noël.

Et bang! Revenue la magie des rapports, des bilans et des projets qui siphonnent temps et énergie pour achever leur course dans la corbeille du patron.

Je vois bien que ma vie serait plus belle si je l’aimais, ce patron. Et cette collègue. Et ce fils ingrat. Complétez la liste en inscrivant ici un nom de votre choix: _______.

*

Après une vie de bling-bling, des épisodes de dépression et de dépendance, Kanye West sort de l’ombre et accueille celui qui a éclairé ses ténèbres («À la Une», p. 6).

Or, si Kanye peut chanter les louanges de Jésus accompagné par le saxophone juteux de Kenny G, je pique cette citation à l’ange Gabriel et je dis: «Rien n’est impossible à Dieu.» Bref, si Kanye peut jammer avec Kenny, je peux surement aimer monsieur Côté.

Même chose pour Gaston Bourdages («Reportage», p. 14): le sommet, puis la descente aux enfers. Si cet homme peut se repentir jusqu’à finir par s’accepter tel qu’il est, malgré les crimes commis, je me dis bien que je pourrais avoir la grâce de laisser transfigurer ce qui craint chez moi.

Enfin, si Louise Brissette, mère adoptive de 27 enfants handicapés («Entrevue», p.10), peut se donner sans compter et recevoir le centuple (lire ici: une cargaison d’amour quotidien), l’horizon d’une vie de famille où mon nombril n’est plus le centre du foyer devient soudainement envisageable.

*

Allez! On range les décorations, mais à condition que ce soit pour laisser toute la place à la lumière des jours qui rallongent.

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