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La justice, un anticonformisme

Photo: Pixabay (RyanMcGuire - CC)
Photo: Pixabay (RyanMcGuire - CC)
Écrit par Simon Lessard

Des Cendres renaîtra la justice

Le mercredi des Cendres est profondément anticonformiste! Un jour de jeûne et d’abstinence, un début de temps de pénitence. Des mots que vous n’entendrez pas cette semaine à Tout le monde en parle. Ni la semaine prochaine.

La pénitence… pour quoi faire? Entre autres pour écouter l’Évangile qui nous invite à vivre comme des justes (Mt 6,2), comme des justes dans un monde qui nous semble souvent si injuste! Un monde qui de donne pas à chacun ce qui lui est dû. Dans son Message pour le Carême en 2010, le pape Benoît XVI nous rappelait que ce qui est premièrement dû à tout homme c’est Dieu lui-même.

Vivre comme des justes c’est donner à chacun la vérité de l’amour de Dieu! Le « faux respect » de l’autre qui tait la vérité par peur de « déranger » est une criante injustice. Certes, il faut donner le pain qui fait vivre le corps, mais qui se préoccupe de donner le pain qui fait vivre l’âme? Car l’homme a, en fait, essentiellement besoin de vivre de Dieu parce que ce qui lui est dû dépasse infiniment le pain.

Certes, il faut donner le pain qui fait vivre le corps, mais qui se préoccupe de donner le pain qui fait vivre l’âme?

Quant à la cause de cette injustice, l’erreur est de penser qu’elle ne vient que de l’extérieur, de la société, des politiques, de l’économie, de tous les « autres », mais pas de moi. Cependant, la vérité c’est que toute injustice trouve son origine dans le cœur humain où l’on y découvre les fondements d’une mystérieuse complicité avec le mal. Temps de pénitence égale donc temps de justice; temps où l’on répare, temps où l’on se prépare; temps où toi et moi sommes invités à nous engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l’amour du Christ.

Soyons anticonformistes, soyons justes!

À propos de l'auteur

Simon Lessard

Fourmillant d’idées novatrices, Simon s’est joint à notre équipe de rédaction pour faire grandir Le Verbe en taille et en grâce. Féru de philosophie et de théologie, il aime entrer en dialogue avec les chercheurs de vérité. Toute son essence est distillée en son totem scout renard amical et son personnage Disney fétiche : Timon!

1 commentaire

  • Les évêques du Québec aussi nous invitent à la justice en ce temps de Carême, en luttant contre la corruption, d’abord celle qui nait dans notre coeur : http://www.eveques.qc.ca/documents/2015/ReflexionsurlaCorruption%20.pdf

    « La corruption, écrivent les évêques, est la perversion d’un geste que l’on rencontre dans toutes les cultures, un geste qui renforce et nourrit le lien social: ce geste, c’est le don. Alors qu’en raison de sa gratuité le don permet d’entrer dans une relation de bon voisinage, de respect et d’amitié avec autrui, la corruption le réduit à un geste purement utilitaire posé dans le but de retirer un avantage quelconque. »

    « La charité dépasse la justice, explique Benoît XVI, parce qu’aimer, c’est
    donner, offrir du mien à l’autre; mais elle n’existe jamais sans la justice qui amène à
    donner à l’autre ce qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir. Qui aime les autres avec charité est d’abord juste envers eux. »

    « Je ressens le désir, dit le pape François, de partager avec vous une espérance, qui est celle-ci : que le sens des responsabilités l’emporte peu à peu sur la corruption dans toutes les parties du monde… Et cela doit partir de l’intérieur des consciences et de là, guérir, guérir les comportements, les relations, les choix, le tissu social, afin que la justice gagne de l’espace, s’étende, s’enracine et prenne la place de l’iniquité. »

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