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Déco trash-écolo

Photo: StevePB (Pixabay - CC)
Photo: StevePB (Pixabay - CC)
Écrit par Brigitte Bédard

Ma mère collectionne les cloches et les coqs. Depuis toujours la cuisine est remplie de coqs, les uns plus stylisés que les autres. Certains sont de véritables œuvres d’art. Dans sa chambre trône une magnifique armoire remplie de cloches de tous les pays du monde qu’elle a visités.

Moi, je collectionne les croix et les bidules religieux. Ce n’est pas par choix ou par envie de collectionner quelque chose. C’est par « hasard ».

L’icône

On venait d’emménager dans notre nouvelle demeure et nous devions nous rendre au dépotoir de la ville pour jeter des matériaux inutilisables. En mettant les pieds dans le dépotoir, qu’est-ce que mon mari aperçoit ? Une énorme icône grecque traditionnelle de la Vierge Marie, « La Mère de Dieu qui embrasse doucement », comme on l’appelle !

Bon. Ce n’était qu’une reproduction laminée, mais tout de même… Je venais tout juste de partager à mon homme que j’étais excédée par mon impatience envers les enfants. Et lui, bon gars, il m’avait répondu que oui, peut-être, « mais tu les embrasses tout le temps, tu es pleine d’affection, pleine d’amour envers eux… ils se sentent aimés et tu leur demandes toujours pardon, alors… ».

Bref, « la mère qui embrasse doucement », était un beau clin d’œil consolateur du Bon Dieu.

Depuis ce jour, l’énorme icône orne le dessus de mon évier de cuisine. Je l’ai toujours en pleine face pour me rappeler ce qui est vraiment important.

Les croix

Le jour de notre mariage, une amie nous a offert « une vieille croix récupérée dans le conteneur à déchet » de l’école où elle enseignait, nous dit-elle. Selon ses dires, il y en avait 34 ! Elle les avait comptés, les yeux dans l’eau. « L’école les a jetés, vous comprenez… Ce n’est plus légal, vous comprenez… ». Mon cœur aurait voulu qu’elle m’ait offert les 34 croix, mais j’étais bien heureuse d’avoir au moins l’une d’elles. C’était symbolique.

Quelques années plus tard, ayant récupéré toutes les croix que je trouvais dans les diverses poubelles croisées au « hasard » des routes, j’ai décidé d’en faire un mur au complet, dans notre coin de prière familial. C’est inspirant la récup.

C’est ainsi que la plupart des gens qui viennent chez nous exprime souvent le désir de faire le tour du propriétaire, question de se faire raconter nos histoires de récup : croix, icône, cadre, statue, bibelot, lampion, bibles, crucifix, poster, vitrail !

On me demande tout le temps, « Où as-tu trouvé ça ? », et moi je réponds toujours « À la Boutique Providence – la plus écolo des boutiques ».

Le plus drôle, c’est que j’ai réalisé que presque tous les meubles de notre maison provenaient de cette Boutique. On y trouve de tout, faut dire.

Le blouson

Cette semaine, sur Facebook, mon amie Stéphanie voulait A-B-S-O-L-U-M-E-N-T mon coat de cuire. Je lui ai dit qu’elle pouvait se le procurer à cette Boutique.

J’ignore si elle la connait, mais je n’ai pas pensé lui dire qu’à l’entrée de la Boutique Providence, il y a un avertissement : on ne choisit pas ce qui nous est donné.

À propos de l'auteur

Brigitte Bédard

Brigitte Bédard est journaliste indépendante depuis 1996. Elle vient de publier « J’étais incapable d’aimer. Le Christ m’a libéré » (Éditions Artège), son témoignage de conversion franc et direct.

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