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2016-05 Cinéma

Passer à la foi

Écrit par Sophie Bouchard

Chers lecteurs*,

La paix du Christ ressuscité soit avec vous!

C’est avec enthousiasme et joie que nous nous adressons à vous après une année riche en rebondissements de publication du Verbe. Nous ne pensons pas vous surprendre en vous annonçant ici que Le Verbe change encore!

Et vous êtes directement concernés par ce que nous concoctons.

Renouvèlement de notre mission

Depuis plusieurs mois, nous nous sommes penchés sur la portée de notre travail: À qui voulons-nous nous adresser? Quelles sont nos forces? Qui pourrait devenir partenaire de cette mission? Quels sont les objectifs que nous poursuivons? Comment assurer la viabilité de notre projet? Pourquoi produire un magazine aujourd’hui? Le rayonnement est-il suffisant? etc.

Les résultats de ce questionnement commencent par la reformulation de la mission de notre organisme:

Soutenir l’Église catholique dans la nouvelle évangélisation en créant des contenus inspirants pour tous les médias et en regroupant les personnes que cette mission intéresse.

Suivent, immédiatement après, l’obligation d’adapter notre mode de fonctionnement et les moyens entrepris pour réaliser cette mission renouvelée.

Nos moyens

Allons-y franchement. La question des finances est le seul point noir de tout notre bilan. Nos couts fixes et de production sont très acceptables: nous faisons beaucoup avec peu. Mais lorsque nous répartissons nos dépenses sur le nombre d’abonnés, nous avons la mauvaise surprise de découvrir que chaque abonnement coute 196 $ à produire. Heureusement, nous avons pu compter sur l’apport financier de communautés religieuses, d’une subvention de Patrimoine Canada, de la vente de publicité et des dons pour absorber le manque à gagner, mais c’est encore insuffisant.

Dans les circonstances, sur le plan administratif, nous sommes obligés d’admettre que notre modèle d’affaires est inadéquat, voire un échec. Sur le plan du rayonnement, c’est aussi désolant, puisque c’est notre raison d’être qui est en cause: notre lectorat ne pourra jamais se relever à un niveau suffisant pour que notre organisme soit viable. Il nous faudrait quadrupler le nombre de nos abonnés…

Par qui?

Notre force principale, c’est l’équipe. Nous ne sommes pas dix-mille, mais nous commençons à avoir un noyau plus solide: Sophie Bouchard (directrice), Antoine Malenfant (rédacteur en chef), Suzane Arsenault (secrétaire à temps partiel) et Judith Renauld (graphiste à temps partiel). Et récemment, Frédéric Gauthier, archiviste, et James Langlois, rédacteur en chef adjoint, ont mis la main à la pâte en se joignant à notre équipe.

Quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s’assoir pour examiner s’il est capable, avec dix-mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt-mille? (Lc 14,31).

En plus de notre équipe permanente, nous avons plus de 100 collaborateurs pigistes réguliers et occasionnels: 30 illustrateurs ou photographes, 28 blogueurs et 53 rédacteurs. Ils sont jeunes (moyenne d’âge de 30 ans), fidèles à l’enseignement de l’Église et en communion avec notre mission, malgré la variété des horizons de chacun. Nos collaborateurs n’ont pas de complexes quant à leur adhésion à l’Église, sont créatifs, remplis d’un amour dévorant pour la vérité, préoccupés par le sort de leurs contemporains et capables d’exprimer clairement les raisons de notre foi.

Pour qui?

Quand nous nous demandons à qui nous devons adresser nos contenus, la réponse vient facilement: TOUS! Votre fille, catholique convaincue, qui ne désespère pas de trouver l’âme sœur, un voisin croyant qui vient de perdre son emploi, un proche parent qui a délaissé la pratique religieuse et qui est au bord du divorce, une amie sans religion qui cherche un sens à sa vie, etc.

Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création (Mc 16,15).

D’accord, mais comment nous adresser à toutes ces personnes si différentes tant sur le plan spirituel que dans leur situation concrète de vie? Et aussi, comment rejoindre tous ces gens plus efficacement?

Comment?

Déjà, plusieurs de nos actions sont centrées sur notre mission: site Web ouvert sur le monde, partenariats avec d’autres médias catholiques, fédération de quelques forces vives de l’Église du Québec et d’ailleurs, etc.

Ah! vous tous qui avez soif, venez vers l’eau, même si vous n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez; venez, achetez sans argent, sans payer, du vin et du lait (Is 55,1).

Ainsi, la part «relative» occupée par la revue dans nos activités a déjà fondu considérablement, passant de l’entièreté des opérations à près du tiers de celles-ci.

Et puis, en nous questionnant sur le «comment», nous nous sommes rappelé que la foi nous a été offerte gratuitement. N’y avait-il pas là un élément important à considérer dans notre réflexion?

À la radio

Par ailleurs, nous sommes ravis de vous annoncer qu’une émission de radio hebdomadaire débutera en septembre sur les ondes de Radio-Galilée et de Radio VM ainsi que sur leurs sites Internet respectifs (www.radiogalilee.com et www.radiovm.com). On n’est pas du monde! sera animée en alternance par Antoine Malenfant et Brigitte Bédard.IMG_0737

Autour de la table (et du micro), on retrouvera surtout les collaborateurs du Verbe, qui viendront discuter d’enjeux de société, ou présenter leur dernier ou leur prochain reportage, ou encore faire part aux auditeurs de leur récent coup de cœur pour un chanteur populaire qui, selon nos sources, aurait été aperçu à la messe dimanche dernier.

Dans la blogosphère

Depuis février 2015, nous avons publié sur notre site Web rien de moins que 250 articles. Notre blogue se développe de plus en plus, et nous prévoyons faire ce qu’il faut pour qu’il soit davantage mis de l’avant sur Internet.

Aussi, à l’invitation de Benoît XVI, qui exhortait les chrétiens à être présents sur le «parvis des gentils» qu’est le Web, nous croyons que nous pouvons encore accroitre le nombre et la pertinence de nos interventions sur les médias sociaux.

Sur la place et dans nos chaumières

Nous lancerons aussi, à compter d’octobre, un magazine gratuit, distribué sur les places publiques (métro, bus, caisses populaires, commerces, etc.). Ce magazine comptera une vingtaine de pages et contiendra les articles les plus susceptibles de rejoindre ceux qui sont hors de la «cathosphère». Pas dans le but d’augmenter la cagnotte de la dime de votre paroisse: plutôt afin que se rendent jusqu’aux périphéries des témoignages et des reportages chrétiens débordants de l’espérance qui nous habite.

Parallèlement à cette petite publication, nous poursuivrons le travail avec la revue Le Verbe, en continuant d’offrir à nos plus fidèles lecteurs (et partenaires) une édition de 84 pages. Celle-ci sera offerte exclusivement par la poste, dans un premier temps, mais pourrait se répandre jusqu’aux paroisses, dans des centres de spiritualité chrétienne, dans les communautés religieuses, etc. Cependant, gratuité oblige, elle ne sera plus en vente dans les kiosques à journaux.

Désormais, il y aura donc une livraison des deux versions du magazine par saison, soit en janvier, en avril, en juillet et en octobre. Chacun pourra puiser ce dont il a besoin dans les deux publications qu’il recevra gratuitement chez lui avant d’en faire profiter son entourage.

Passer d’abonnés à partenaires

Dès le prochain numéro, tous ceux que nous appelions nos abonnés passeront au statut «privilégié» de partenaires. Et puisque nous avons choisi d’aller vers la gratuité et de nous mettre sous la protection de la Providence, toutes les sommes reçues seront considérées comme des dons (reçus de charité fournis sur demande pour les dons de 60 $ ou plus, voir les détails en page 97 du numéro imprimé de juillet-aout-septembre 2016).

Excitant tout cela, n’est-ce pas?

Vous avez déjà sans doute compris, chers lecteurs, que, pour mettre progressivement tous ces projets en application, nous aurons besoin de votre soutien. Nous connaissons votre générosité. Il nous faut amasser une bonne part de nos besoins avant de commencer ces projets en voie de s’accomplir.

Votre aide sera pour nous comme un coup d’envoi, une confirmation que nous allons dans la bonne direction. Déjà, nous avons sollicité l’aide des communautés religieuses. Nous avons commencé à recevoir des réponses favorables qui dépassent nos attentes.

Nous espérons aussi rejoindre des gens du milieu des affaires qui seraient disposés à contribuer à une œuvre où de nouvelles pousses chrétiennes apparaissent.

Vous et nous sommes les témoins de la régénérescence de notre Église d’ici par cette «communauté évangélisatrice» que nous formons. Quelle grâce!

Nous sommes prêts à nous élancer avec ces nouvelles orientations! Nous souhaitons vous entrainer avec nous dans cet élan de l’Esprit qui nous est donné. En nous serrant les coudes, appuyés sur le Seigneur, nous pouvons y arriver. Si nous sommes les pieds et les mains de cette mission, si le Christ en est la tête, vous pouvez très certainement prendre la place du cœur. Priez pour nous, comme nous prions pour vous, pour que le Seigneur nous soutienne et nous guide tous dans sa volonté.

Pour que nous puissions rendre compte de l’espérance qui est en nous.

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Note:

* Ce texte, co-signé par Antoine Malenfant, rédacteur en chef, a été publié dans la version imprimée du numéro de juillet-aout-septembre de la revue Le Verbe.

À propos de l'auteur

Sophie Bouchard

Après des années de collaboration à l’Informateur catholique, Sophie Bouchard prend les rênes en 2010 et s’empresse de les remettre à l’Esprit Saint. Elle aime d’ailleurs nous rappeler que le patron, ce n’est pas elle, c’est Lui! Si Sophie peut commenter à foison la Parole de Dieu, c’est d’abord son feu pour l’évangélisation qui étonne.

5 Commentaires

  • Vous pouvez parler de la foi, de l’espérance qui vous habite, vous pouvez parler de la nouvelle évangélisation et vous réconforter entre catholiques, mais cela restera toujours entre vous. Tant mieux si ça vous fait du bien.
    Mais il faut se rendre à l’évidence, les catholiques diminuent au Québec et c’est plutôt le nombre de croyants de toute allégeance qui est en augmentation.

    • Bonjour Ève,

      Déjà, votre commentaire est un signe encourageant pour nous: il semblerait que nous soyons un peu moins dans “l’entre-nous” que ce que vous laissez entendre.
      Quoi qu’il en soit, je tiens tout de même à souligner que nous sommes moins préoccupés que vous semblez l’être par la question du nombre: le déclin du catholicisme ne doit pas se réduire à une question démographique. Il faut plutôt se demander si, parmi les catholiques toujours debout, il y a encore des personnes et des communautés qui vivent de leur baptême. Nous en avons la ferme conviction et c’est justement ce que nous brulons d’envie de communiquer.
      Et nous espérons que notre espérance soit assez contagieuse pour vous atteindre un jour… 🙂
      Bien cordialement,

      Antoine Malenfant – rédacteur en chef

  • Bonjour,

    Le contenu du nouveau magazine de 20 pages sera-t-il tiré de la version de 80 pages? Ou le contenu sera-t-il différent dans les deux versions?

    • Bonjour M. Couture,

      Les contenus du magazine (20 pages) et de la revue (84 pages) seront différents. Et nos abonnés (désormais partenaires/donateurs) recevront les deux (revue + magazine).
      Bien cordialement,

      Antoine

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