On n'est pas du monde Saison 2017-2018

On n’est pas du monde: Top 5 choix musicaux

sériemusique
Écrit par James Langlois

Chaque semaine, pour notre émission radiophonique On n’est pas du mondej’essaie de sélectionner avec soin les pièces musicales qui joueront pendant l’émission. Je reste attentif aux nouveautés locales comme internationales, autant dans la musique francophone, anglophone et instrumentale. Je vous propose ici, en toute simplicité, les découvertes musicales que j’ai le plus appréciées en 2018.

5. Isla – Les yeux noirs

Découverte francophone dès plus surprenante: une poésie simple, mais sérieuse et ajoutée à une voix pénétrante. Son album est empreint de musique électronique, alliant triphop et R’nB.

Isla

Isla, Les yeux noirs, Pypo Production, 2018.

4. Gregory Alan Isakov – Was I Just Another One

Le chanteur-horticulteur d’indie/folk a une notoriété bien assise depuis plusieurs années. Ce septième album ne réinvente pas la roue dans la sonorité, mais cet extrait choisi a particulièrement attiré mon attention en raison de sa sonorité grave et tragique.

eveningmachines

Gregory Alan Isakov, Evening Machines, Suitcase Town Music, 2018.

3. Scott Mulvahill – Homeless (feat. Alanna Boudreau)

Ceux qui suivent moindrement Alanna Boudreau ont certainement vu passé une fois ou l’autre le nom de Scott Mulvahill, l’un de ses précieux collaborateurs et amis. Le jeune contrebassiste, qui chante aussi bien qu’il joue de l’instrument, est ici inversement accompagné par son acolyte de prédilection. Leur voix se marie magnifiquement bien dans une harmonie pleine de joie et de rythme. Son album est tout autant à découvrir, nous donnant à entendre, à l’instar de son amie Alanna, ce que j’aime appeler de la «véritable musique chrétienne alternative».

scott mulvahill

Scott Mulvahill, Himalayas, West Sterling Music, 2018.

2. Florence + The Machine – Hunger

Dans la chanson, il est question d’une faim existentielle, du désir d’un amour qui comble et qui ne passe pas. Au son d’une musique solidement rythmée, Florence s’exprime sur ses tentatives de trouver ce qui allait remplir son cœur avide: succès, drogues, etc.Les images du vidéoclip sont, quant à elles, assez signifiantes, bien que très symboliques. Un doigt pénètre le trou sur le flanc d’une statue, ce qui n’est pas sans évoquer le geste incrédule de l’apôtre Thomas voyant Jésus après sa résurrection. Florence aurait-elle trouvé dans le Christ cet amour qui comble? Rien n’est moins certain. Mais les titres de ce récent album laissent transparaitre un cheminement spirituel indéniable.

florence k

Florence + The Machine, High As Hope, Virgin EMI Records, 2018.

1. Jean-Michel Blais – god(s)

Après s’être retrouvé dans le top 10 des meilleurs albums de 2016 du magazine américain Times, le pianiste québécois nous est revenu cette année avec un nouvel opus d’une profondeur bouleversante. Alliant classique et électronique, Dans ma main est à mon sens un incontournable de cette dernière année. La pièce choisie pour l’émission n’est pas nécessairement ma préférée sur l’album, mais son titre et sa durée se prêtait bien à notre émission.

jean-michel-blais-dans-ma-main-588x588

Jean-Michel Blais, Dans ma main, Arts & Crafts Productions inc., 2018.

À propos de l'auteur

James Langlois

James a étudié l'éducation, la philosophie et la théologie. Son cursus témoigne de ses nombreux champs d’intérêt, mais surtout de son désir de transmettre, de comprendre et d'aimer. Il est rédacteur en chef adjoint au Verbe depuis juin 2016.

Laisser un commentaire