2018-04 Guerre Nos parutions

Guerre

©Raphaël de Champlain
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Écrit par Web Mestre

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(La sainte paix, présentation du dossier par James Langlois, p. 14-15 de la revue)

Tous seraient d’accord pour dire que l’une des plus grandes manifestations du mal et de la haine dans le monde, c’est la guerre.

Affirmer qu’aucune époque ni aucune civilisation n’en ont été épargnées n’est certainement pas une généralisation. Que ce soit pour obtenir des ressources, exercer un pouvoir, assouvir un désir de vengeance ou créer le «meilleur des mondes», les humains n’en finissent pas de se faire la guerre. D’abord à eux-mêmes et ensuite à leur prochain.

«Que pouvez-vous faire pour avoir la paix dans le monde? Rentrez chez vous et aimez votre famille!» disait mère Teresa. La sainte de Calcutta résumait l’enjeu assez simplement. En effet, on pense souvent à la guerre comme un problème géopolitique ou socioéconomique. Pourtant, le péché qui nous amène à détester notre colocataire ou à envier notre voisin est le même qui amène des États à se braquer les uns contre les autres.

Il existe peut-être des raisons légitimes pour monter aux barricades: le projet mégalomane de l’Allemagne nazie aurait-il pu être arrêté sans l’intervention des pays alliés? Autrement dit, n’y a-t-il pas un devoir de défendre les plus vulnérables ou de se protéger soi-même légitimement?

Que les motifs soient bons au mauvais, il n’en demeure pas moins que la guerre fait toujours des dommages collatéraux. Et ces horreurs sont un véritable scandale.

Le noble chevalier médiéval épargnait-il davantage la veuve et l’orphelin? Aujourd’hui, assis à des kilomètres, on n’a qu’à appuyer sur un bouton pour massacrer des centaines, voire des milliers de belligérants… et leurs femmes, leurs enfants et leurs concitoyens.

Quoi qu’il en soit, pour le chrétien qui assiste aux désastres de la guerre, il y a toujours deux tentations: le désespoir ou la révolte. Entre les deux se trouve la vertu de l’espérance qui conduit à la prière. Il ne s’agit pas de ne pas agir du tout ni de trop agir comme si tout reposait sur nous, mais bien de recevoir l’Esprit de Celui qui s’est fait massacrer avec et pour les massacrés. Car, même si une certaine paix exige la guerre, le vrai combat qui se joue est un combat spirituel.

La situation du monde politique est à l’image de notre cœur, c’est-à-dire un champ de bataille où la paix et la guerre alternent. Le disciple du Christ sait qu’il n’est pas seul. En fait, il sait précisément que Quelqu’un a vaincu cette guerre pour lui faire gagner la vraie paix, celle qui vient du Ciel et qui attend tous ceux qui auront combattu avec Lui ce que Paul de Tarse appelle le bon combat.

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