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Pour une Bethléem ouverte

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Un texte de Sara Elizabeth Cifuentes Ortiz

Dans le documentaire Open Bethlehem, la cinéaste Leila Sansour montre de quelle façon son retour en Palestine en 2003, a réveillé en elle la nostalgie, les espoirs et le courage de mener une lutte mondiale pour ne pas laisser mourir l’héritage historique, religieux et culturel de Bethléem.

Après 18 ans d’absence, Sansour, qui est née à Moscou et a grandi à Bethléem, y est retournée, fermement décidée à montrer au monde ce qu’il y a derrière le mur construit par Israël sur le territoire palestinien.

Quand elle était fillette, Leila avait dans son imaginaire, comme bien des enfants, la splendeur de Bethléem, petite ville de la Nativité et de l’étoile.

Aujourd’hui, la réalité est bien loin de cette idée. Tout d’abord, il en est ainsi parce que la vie de 300000 habitants dans l’historique Bethléem, tout comme celle d’au moins 4 millions Palestiniens, se déroule châtrée à l’intérieur de murs de huit mètres de haut qui s’étendent sur 300 kilomètres.

Open Bethlehem nous raconte les conséquences de la présence militaire israélienne. De nombreuses familles sont parties, n’en pouvant plus de vivre sous le régime autoritaire qui impose des permissions tant pour entrer que pour sortir de la ville, que ce soit pour y travailler ou s’y déplacer.

Affiche du film Open Bethlehem

Affiche du film Open Bethlehem

On peut observer, dans cette œuvre cinématographique, certaines situations auxquelles sont exposés les chrétiens et les musulmans palestiniens. De l’autre côté de la frontière, de jeunes soldats israéliens surveillent le mur, persuadés d’agir pour le mieux.

Chaque fois que la cinéaste tentait d’évaluer et d’enregistrer la progression de la construction du mur, elle était arrêtée par l’armée israélienne. Malgré tous ces obstacles, elle a réussi à divulguer au public que, derrière ce mur, existent des êtres humains qui souffrent et qui se sentent prisonniers chez eux.

Grâce à ce film, lequel a participé à de grands évènements et festivals, le monde peut mieux mesurer l’ampleur de l’occupation israélienne.

Aujourd’hui, Open Bethlehem est plus qu’un film. C’est maintenant une fondation pour encourager l’implantation du passeport à Bethléem, avec l’objectif d’ouvrir davantage les portes de la petite ville au tourisme.

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Pour aller plus loin :

Par sa diffusion à Québec, Open Bethlehem, a le support de l’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix.

Si vous souhaitez à en savoir davantage sur le film, vous pouvez aller au site web: www.openbethlehem.org.

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