2016-09 Vulnérabilité

Exvotos

Photos de Pascal Huot

Le sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur, situé en retrait de la rue Sainte-Ursule dans le Vieux-Québec, est l’œuvre des Missionnaires du Sacré-Cœur. Construit en 1909-1910 sous la direction de l’architecte François-Xavier Berlinguet (1830-1916), il est béni le 31 mai 1910 par Mgr Louis-Nazaire Bégin (1840-1925), alors archevêque de Québec.

Le bâtiment de style néogothique, plutôt rare pour les églises et chapelles du Canada français, constitue une réplique de la chapelle de Notre-Dame du Sacré-Cœur à Issoudun, en France.

À l’intérieur, le regard est vite attiré par les murs recouverts de plaques de marbre qui tapissent entièrement la nef, une ornementation impressionnante de 930 exvotos en témoignage de faveurs obtenues. De plus, la richesse du coloris des vitraux, œuvre d’Henri Perdriaux (1877-1950), donne à l’endroit une lumière ambiante apaisante.

On retrouvait, attenante au sanctuaire, une chapelle de la réconciliation, communément appelée la chapelle des lampes, car des lampions y brulaient en permanence devant la statue de la Vierge. Construite en 1958, cette chapelle abritait les confessionnaux. Un prêtre était de garde chaque jour pour venir en aide aux fidèles. On y retrouvait même un bouton d’appel permettant de joindre en tout temps un confesseur, ce qui a valu aux missionnaires le surnom de «Pères à la sonnette».

Les Missionnaires du Sacré-Cœur ont quitté le Vieux-Québec l’été dernier, à la suite de la vente de leurs propriétés à un promoteur immobilier. Leur résidence fera place à des appartements de luxe, mais le promoteur a soutenu que le sanctuaire demeurerait intact.

À propos de l'auteur

Pascal Huot

D’abord ethnologue et journaliste, Pascal Huot nous parle aussi par l’image dans les pages de notre publication. Le souci du détail et de la beauté, c’est son affaire.

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